Selon le professeur Pierre Trudel, « le droit des technologies est une filière porteuse. Ce sont principalement les entreprises innovantes qui recrutent pour produire des outils de prévention de conflits, connaître leurs droits, les brevets, les lois sur les renseignements personnels, les contrats de licence, les problèmes de diffamation, … » Les cabinets, en revanche, sont moins friands pour le moment des experts en droit des technologies.
Beaucoup de start-ups auraient besoin d’un avocat, mais ils sont encore trop jeunes et trop petites pour se le permettre. Après leur premier financement, ils peuvent embaucher un avocat d’entreprise.
Les start-ups font souvent appel aux services de firmes fournissant des conseils aux entreprises émergentes, appelées « boutiques de droit ». Ces entreprises engagent des juristes pour travailler dans des équipes de gestion de projets. Des compétences en droit, dont le droit des nouvelles technologies, sont requises, mais aussi d’autres capacités plus généralistes en affaires.
La filière du droit des nouvelles technologies risque même de manquer de main-d’œuvre… Beaucoup de questions juridiques sont examinées sans que l’on détienne une expertise spécifique en droit des technologies. Or, les étudiants en droit des technologies ne sont pas assez nombreux pour prendre le relai. Ils s’orientent davantage vers des secteurs plus traditionnels. Lorsqu’ils s’imaginent avocats, ils pensent contrat, protection, tribunal…, mais pas encore assez innovation.
Autant dire que si vous souhaitez travailler dans un environnement sans cesse en mouvement, que vous êtes curieux de nature et féru de technique, alors le droit des technologies est fait pour vous !