Les traités de libre-échange font leur œuvre depuis bientôt vingt ans. La Chine prend une expansion considérable. L’Inde se développe. Le Canada exporte une partie importante de sa production. Les jeunes veulent « voir le monde ». 2008 marquera le 50e anniversaire de l’adoption de la Charte internationale des droits de l’homme de l’ONU. Or, en de multiples endroits du monde, les droits de la personne sont bafoués. Quel rôle l’avocat peut-il jouer sur la scène internationale?
Quand on parle de droit international, il faut d’abord distinguer les transactions internationales, qui ne sont pas à proprement parler du droit international privé, qui lui-même se distingue du droit international public.
Les transactions internationales relèvent d’abord du droit commercial entre entreprises situées en différents coins du globe. Il peut s’agir de la vente de biens ou de services, d’acquisitions ou de fusions d’entreprises. « Ce secteur progresse bien », souligne Jean-François Théorêt, directeur de Robert Half Legal. L’entreprise a des points de services en différentes villes canadiennes et américaines, en plus d’un bureau à Paris, qui dessert l’Europe.
« Les cabinets pan-canadiens tendent à développer l’aspect commercial de leur pratique, souligne Me Théorêt, afin de répondre au besoin d’expansion de leurs clients ou à leur volonté de s’installer en d’autres contrées. Les entreprises canadiennes veulent aussi obtenir leur part du gâteau de l’expansion chinoise. »
Il souligne aussi l’assouplissement des règles des barreaux provinciaux relatives à la mobilité des avocats à l’intérieur du pays, où le Québec fait exception. Seule province régie par le droit civil, la migration des avocats vers les provinces de common law se fait plus difficilement.
« Le droit transactionnel diffère toutefois un peu, souligne Me Théorêt. Les règles de rédaction de contrats internationaux se recoupent régulièrement. Ce type de droit est donc plus facilement exportable. »
La nature de l’économie oriente le travail des avocats d’affaires. L’évolution fulgurante de l’Alberta amène une nouvelle clientèle. Certes y retrouve-t-on une concentration d’entreprises pétrolières. « Ce secteur constitue certes un gros moteur de l’économie albertaine, analyse Me Théorêt, mais les retombées dépassent ce seul secteur. De plus en plus de grandes entreprises s’y installent, tous domaines confondus, ce qui crée un portentiel pour les avocats. »
Toronto demeure toutefois la métropole canadienne. C’est là que l’on retrouve le plus grand nombre de sièges sociaux, donc la plus grande concentration de dossiers d’envergure pour les spécialistes du droit. Cette ville demeure en croissance, même si elle est moins importante qu’à Calgary.
Quant à Montréal, elle demeure une ville en santé même si la situation y est plus stable. La métropole québécoise se démarque par les nouvelles technologies, les télécommunications et la pharmacologie, dont la biotechnologie.