Témoignage : j’ai choisi de travailler à temps partiel et je ne le regrette pas

Avoir un travail à temps partiel est certes un revers financier, mais compensé par des bénéfices en nature. Comme Josiane Décoste, de nombreux salariés choisissent de ne travailler que quelques jours par semaine pour consacrer plus de temps à leur famille ou à des activités parallèles.

Le travail à temps partiel reste depuis plusieurs décennies l’apanage des femmes. Selon les derniers chiffres de Statistique Canada sur le sujet, environ une travailleuse sur cinq âgée de 25 ans et plus occupait un emploi à temps partiel en 2007, alors que du côté des hommes, le taux est de seulement 4,6 %. Parmi les raisons qui poussent les travailleurs à faire ce choix, les femmes (44 %) évoquent principalement des raisons familiales, et les hommes (26 %), un retour aux études.

Pour Josiane Décoste, employée d’une institution financière, l’idée de travailler à temps partiel lui est venue à la naissance de son premier enfant, il y a 11 ans. « Lorsque j’ai eu ma fille, je suis passée à quatre jours par semaine, raconte-t-elle. J’avais du mal à la laisser, et cette journée supplémentaire avec elle me permettait de la voir grandir. » Lorsque le couple accueille un deuxième enfant, l’emploi du temps professionnel de la mère de famille se réduit à trois jours de travail par semaine.  

Une adaptation financière 

Choisir de réduire son temps travaillé demande de la réflexion et de l’organisation financière. « Cette décision se prend en couple, explique Josiane Décoste. Il a fallu que l’on réduise certaines de nos dépenses, mais on s’est adaptés et on vit très bien aujourd’hui avec ces changements. »

En revanche, en dépit de ce budget plus serré, le travail à temps partiel a permis à la famille de Josiane Décoste de réduire sa charge de stress. « Mon mari a des horaires de nuit, explique-t-elle. Le fait d’avoir du temps pour m’occuper de la maison, des visites chez le médecin ou des activités des enfants a retiré une préoccupation des épaules de mon époux, car il sait que les enfants ne paient pas le prix de ses horaires atypiques. »

Une évolution de carrière au ralenti

En faisant le choix de ne travailler que trois jours par semaine, Josiane Décoste a mis sa carrière un peu moins à l’avant-plan. Toutefois, elle ne délaisse pas pour autant ses fonctions au sein de l’institution financière. « Avec quatre jours de repos par semaine, lorsque je vais au travail, je suis en pleine forme, donc plus productive, confie-t-elle. Je prouve ainsi à mon entreprise que j’ai ma place même si je ne suis là que quelques jours par semaine. »

Même si ses enfants sont aujourd’hui plus grands, Josiane Décoste ne souhaite pas revenir à un contrat à temps plein. « Aujourd’hui, j’ai le meilleur des deux mondes, explique-t-elle. Je travaille tout en ayant du temps pour ma famille et pour moi! 

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