Avocats, connaissez-vous vos devoirs éthiques?

Si les étudiants en droit, qui doivent passer le Barreau être à même de pratiquer la profession, étudient de long en large le code de déontologie du droit, ce dernier est parfois relégué aux oubliettes une fois sur le marché du travail.

Pourtant, les sanctions peuvent être sévères si le code de déontologie n’est pas respecté : plainte disciplinaire, suspension du Barreau (voire l’expulsion), perte du titre d’avocat (donc d’emploi dans le domaine).

Des outils, ainsi que des personnes élues par le Barreau — les bâtonniers — s’assurent de faire respecter et de rappeler aux avocats les codes qui régissent la professions, surtout en cas de conflits entre eux ou de manquements éthiques.

« Il existe une juridiction très bien documentée, mais c’est souvent une question d’attitude et de comportement envers la profession qui pose problème », explique Pierre Gauthier, avocat chez Cain Lamarre et ancien directeur général du Barreau du Québec. Par exemple, le fait d’être en conflit d’intérêts lorsqu’il s’agit de représenter quelqu’un ou une cause précise. « Il faut savoir quand c’est le cas », affirme M. Gauthier, qui exerce le droit depuis plus de 40 ans.

« Les avocats ont aussi des obligations envers la profession comme telle », soutient l’enseignant en droit professionnel et en éthique à l’École du Barreau de Montréal. Il nomme notamment le fait de participer à des échanges de partage de connaissances et d’expériences avec d’autres avocats en donnant des cours universitaires, à des stagiaires ou à des collègues. Ou encore, participer à une saine administration de la justice : informer le directeur général du Barreau quand on a connaissance d’un empêchement majeur à l’admission d’un candidat à l’exercice de la profession. « Quand on entend certaines rumeurs, ou qu’on a des informations à propos de quelque chose, il faut le communiquer au Barreau pour éviter d’accueillir des gens dans la profession qui pourraient causer problème », dit M. Gauthier.

Plusieurs grands principes doivent être respectés, explique donc l’avocat, comme celui indiquant que « l’avocat doit contribuer à préserver l’honneur, la dignité et la réputation de la profession en maintenant un lien de confiance du public envers celle-ci. »

Le code de déontologie du Barreau du Québec est régulièrement mis à jour, et ce dernier met à disposition de nombreux documents afin d’évaluer les pratiques déontologiques des avocats. Il s’agit de prendre le temps de les lire, pour éviter tout conflit ou mauvaise pratiques, dont les conséquences peuvent être graves, à la fois pour les avocats comme pour les clients qu’ils représentent.

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